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"Le fait que cette conférence de presse se déroule à la mairie d’Yssingeaux et en respectant les règles protocolaires, me donne le rôle délicat - mais auquel je ne me soustrairai pas - de dire un petit mot d’accueil.
Je ne suis pas le porte-parole de « l’institution informelle » qu’est la Conférence des Présidents, qui contrairement à d’autres institutions n’a pas besoin de porte-parole pour parler d’une seule et même voix.
Pas plus qu’elle n’a besoin de faire référence à un siège pour asseoir sa notoriété.
Nous pouvons en effet nous exprimer en n’importe quel point de notre territoire, parce que notre solidarité est totale et qu’il s’agit bien d’une solidarité de territoire.
Puisque j’ai la parole, je dirais que nous avons été profondément blessés par les propos tenus par certaines et certains sur notre façon d’avoir abordé ce problème.
Je trouve à titre personnel complètement surréaliste que l’on reproche aux élus de base que nous sommes d’avoir mené une réflexion qui anticipait des problèmes que nos collectivités auront à gérer à l’avenir.
Ce travail prospectif d’anticipation serait il l’apanage des seuls grands élus et des seules grandes institutions ?
Dans ce dossier comme dans d’autres, certes très compliqué à traiter, je dois dire que les mesures rectificatives qui sont prises à la va - vite - même sur le plan national sans même que les grands élus et les services de l’Etat ne soient au courant - montre bien le désarroi dans lequel ils se trouvent.
J’ajoute que les affirmations péremptoires relatées par voie de presse sans que les intéressés n’aient au moins été entendus faute d’être écoutés, est de nature à créer de profondes cicatrices, en tous les cas un climat de suspicion préjudiciable.
Aujourd’hui, il est trop facile de montrer du doigt les conséquences des décisions qui ont été prises. Elles l’ont été à un moment donné, avec des informations obtenues difficilement.
Mais, conscients des problèmes que cela peut créer pour certains acteurs fragiles et pourtant indispensables sur nos territoires ruraux, nous avons été capables de réajuster notre position même si nous sommes conscients que ces décisions créeront d’autres disparités et que la seule vraie question à traiter est celle de la base d’imposition dont la fixation n’a plus rien à voir avec la réalité du terrain"




